
Techniques
utilisées
J’utilise différents papiers (papiers de soie,
d’emballage, vieux rouleaux de fax, etc…) collés
sur de la toile brute (recouverte d’un enduit transparent),
qui sont ensuite retravaillés à la peinture acrylique,
aux pigments naturels, au fusain, avec rajoutes à certains
endroits de différentes matières (sable, modeling paste,
….) ensuite grattés au papier de verre, repeints, en
couches successives, pour arriver à un effet d’usure,
exprimant les empreintes du temps sur les choses.
Pour rehausser la luminosité, j’emploie parfois des bâtons
de peinture à l’huile, en dernière couche, à certains endroits.
Une fois la toile terminée, elle est marouflée sur bois
et encadrée.
|
|
"Un
pan de mur délabré, un dépouillement ruineux, un
coin de vitre abandonné…
De l’espace, je ne vois que le temps…
Le temps est là, il passe, il me faut en témoigner : fatiguer
les couleurs, chiffonner plus les papiers, rustiquer davantage les matières,
jusqu’à l’écorchure.
Alors que je surprends l’espace accablé de temps, le temps
m’accable et j’accable à mon tour le papier, la matière
et la toile, et tout cela ne fait qu’une même usure."
"Dans l’œuvre d’Ariane Bosquet, (Bruxelles, 1959), le temps est un élément conducteur insaisissable. Elle parvient à capter cette notion impalpable l’espace d’un moment de son évolution. Qui dira d’où sont nées ces œuvres sans cesse travaillées et retravaillées ? Sont-elles le fruit d’un esprit unique ou plutôt d’une mémoire collective ? Sorties du plus profond des abîmes de l’âme, les œuvres d’Ariane Bosquet sont les dépositaires d’un instant dans le temps." |